
Philosophie et rock'n'roll ! Paru aux Editions Bréal en 2011, Francis Métivier vous propose de découvrir les grandes idées philosophiques à travers des titres incontournables du rock !
En s'appuyant sur les paroles d'un titre rock, Francis Métivier, professeur de philosophie, nous entraîne vers cette discipline parfois délicate à appréhender. Au total, 37 titres servent de point d'entrée pour illustrer les grands thèmes : la conscience, autrui, le désir, le langage, la religion, la vérité, la liberté, le devoir, la justice, le vivant, la société et bien d'autres. De quoi écouter avec une oreille neuve vos titres préférés.
Quelques exemples de titres choisis pour illustrer des thèmes et des philosophes.
- "Purple Haze" de Jimi Hendrix sur le thème de la théorie et l'expérience avec Foucault.
- "L'homme pressé" de Noir Désir sur le thème de la justice et du droit avec Machiavel
- "See me feel me" des Who sur le thème de la perception avec Platon
- "The end" des Doors sur le thème de l'inconscient avec Lacan
- "Where is my mind ?" des Pixies sur le thème de la conscience avec Descartes
- "Sympathy for the devil" des Rolling Stones sur le thème de la religion avec Leibnitz


Après
[Billet mis à jour en janvier 2010]
Noir Désir vient de publier deux nouveaux titres en
Martin Scorsese (encore lui,
DVD du concert donné par les Rolling Stones le 5 juillet 1969 à Hyde Park (Londres). Ce DVD (2006) contient une version restaurée du film tourné à l'époque par la télévision Granada (augmenté de 3 titres inédits : Mercy,Mercy - Stray Cat Blues - No Expectations). Le film (1h) présente les titres (en ne respectant pas l'ordre du concert) entrecoupés d'interview de Mick Jagger à propos du concert.
Il contient aussi le reportage Rolling with the stones (58mn) sur la vie des stones en tournée et une interview de Philippe Manoeuvre réalisée pour la sortie du DVD (30mn). D'un point de vue musical ce n'est pas un chef d'oeuvre (les guitares sont parfois désaccordées !) mais un ensemble de faits marquants :
Paru en 2004 aux éditions
Après l'histoire du rock en 1000 pages voici celle des Rolling Stones en 500 pages. Un très beau livre grand format très richement illustré comme l'indique le sous-titre : La saga d'un groupe mythique en 3000 photos. Et pour une fois c'est un livre de l'intérieur, au cas où ;-) je rappelle que l'auteur Bill Wyman (il aura 70 ans cette année !) n'est autre que le bassiste du groupe. De la naissance des Stones à la tournée Bridges to Babylone (1997/1998) vous suivrez leur carrière quasiment jour par jour ! Les 40 premières pages présentent les membres du groupe, la formation du groupe et leurs premiers concerts à partir de juillet 1962. A la page 60 nous arrivons au premier single Come on sorti en juin 1963. L'histoire du plus grand groupe de rock est en route. Pour moi, la période de grâce commence en mai 1968 avec le single Jumping Jack Flash (page 303) et se termine en mai 1972 avec le dernier grand album des Stones Exile on main street (page 395). La présentation est vraiment agréable avec des dizaines de photos par page montrant des pochettes, tickets, lettres etc provenant des archives personnelles de Bill Wyman qui a tout gardé durant toutes ses années. Vraiment hallucinant. Vous aimez les Rollings Stones et vous n'avez pas encore acheté ce livre : c'est une grave erreur. (Merci Père-Noël)
Un livre (ou plutôt un pavé de près de 1000 pages) des journalistes Jacques Barsamian et François Jouffa, paru aux éditions Tallandier en novembre 2005.
Le titre Histoire du Rock me semble un peu ambitieux, du moins il aurait été plus juste de préciser Volume 1. En effet, c'est une histoire du rock qui s'arrête symboliquement le 8 décembre 1980 (mort de John Lennon). Ecrire 1000 pages sur l'histoire du rock et ne pas citer Nirvana ou les White Stripes ne serait-ce qu'en conclusion, ca me dérange quand même un peu. Cela dit vous apprendrez certainement beaucoup de choses et de noms ! C'est une véritable bible. L'index comporte 4800 références (auteurs, groupes, producteurs, maisons de disques...) Le livre est découpé en 4 grandes parties : Génération Presley, Génération Dylan, Génération Beatles (j'aurai préféré Rolling Stones) et Génération Woodstock. J'ai aimé les nombreux extraits d'interviews d'époque. Le livre est accompagné d'un cd d'interviews... (que je n'ai pas encore écouté). A lire comme un véritable roman. C'est un bon complément au Dictionnaire du Rock (Robert Laffont - Collection Bouquins - 2001)
Ce double dvd présente la quasi-totalité du concert de Jimi Hendrix (lundi 18 août 1969 au matin) qui clôturait le festival de Woodstock (du 15 au 18 août 1969 près de Bethel, état de New York). C'est un plus inconstestable et indispensable par rapport à la première version du concert sortie en dvd en 1999. Après 36 ans, les titres Spannish castle magic, Lover man, Foxey Lady et Hey Joe sont enfin disponibles. Pour être précis les deux titres Mastermind et Gyspsy woman chantés par Larry Lee ne sont pas présents sur le dvd.
Les 3 bonus présentent une interview très lucide de Jimi Hendrix effectuée quinze jours après le concert, une interview de Billy Cox et Larry Lee évoquant leurs débuts difficiles avec Jimi Hendrix, une interview d' Eddie Kramer, l'ingénieur du son responsable de l'enregistrement du festival. Le second dvd intitulé A second look présente un film noir et blanc tourné par un étudiant présent sur la scène mais qui ne faisait pas partie de l'équipe de tournage officielle. Le seul intérêt majeur (excepté des angles de vues différents) est la présence du titre Hear my train A comin' qui ne figure pas sur la video couleur car non enregistré. Le livret (en anglais) est intéressant et décrit les conditions d'enregistrement du concert de Woodstock. Pour ceux qui voudrait découvrir Jimi Hendrix je vous recommande ce
Un livre de Florent Mazzoleni paru en 2005 aux éditions Hors Collection. 70 pages richement ilustrées en couleur qui décrivent l'histoire de ce duo de Détroit devenu mondialement célèbre et portant haut et fort l'étendard du rock, le vrai. Le livre procède de façon chronologique et commence par planter le décor et le contexte particulier de la ville de Détroit. Voici ce qu'en dit Jack : "Détroit est grise et sale en permanence, pauvre et éreintée. C'est une ville ou l'on retrouve le pire de tous les maux. Ce qui probablement nous motive pour rechercher la beauté, où qu'elle soit". Surnommée "Motor City", Détroit était la ville de l'industrie automobile, mais la fin des années soixantes et le choc pétrolier de 1973 sonneront le déclin. Néanmoins des groupes comme Les Stooges (le groupe d'Iggy Pop) et MC5 (MC pour Motor City) émergeront avec un rock traduisant ce contexte difficile. Les White Stripes revendiquent cette héritage mais également celui du blues. Jack déclare "J'aime tellement cette musique que la moindre des choses que je puisse faire est de lui rendre hommage". Et il le fait à merveille, écouter le titre Death Letter ! Avoir avoir décrit tout ce contexte et les débuts du duo dans le détail (les 30 première pages), le livre continue l'histoire du groupe en s'appuyant sur les cinq albums du groupe : The White Stripes (1999), De Stijl (2000), White Blodd Cells (2001), Elephant (2003) album de la consécration avec le titre Seven Nation Army et Get behind me Satan (2005), sans oublier l'excellent dvd live Under Blackpool Llights (2004) (lire mon billet). Six pages complètes sont également consacrées à la nouvelle scène de Détroit et des groupes comme The Soledad Brothers. Pour les curieux, Jack et White ne sont pas frère et soeur mais ex mari et femme. White est le nom de famille de Meg. Si vous voulez savoir l'origine de Seven Nation Army... alors lisez ce livre ;-)
Ce DVD (édité en 2002) est la vidéo du concert de Jimi Hendrix au festival de l'île de Wight du 31 août 1970, avec Mitch Mitchell à la batterie et Billy Cox à la basse. Bonne surprise, c'est un DVD sérieux. 154 minutes d'un concert de qualité (pour comparaison, le DVD de Woodstock se limite à 57 minutes en ne respectant même pas l'ordre des titres). Ici les titres sont dans l'ordre avec un son de qualité (version stéréo et 5.1 remixé par Eddie Kramer, l'ingénieur du son d'Hendrix). Pour être précis ils manquent quand même 3 titres : Midnight Lightning, Hey Baby et Hey Joe. Ces titres sont en revanche présents sur l'édition double CD du concert. Vous trouverez aussi une présentation du festival avec des interviews récentes des principaux acteurs de l'époque. En bonus, 4 titres du concert sont proposés avec des incrustations d'autres caméras. Vous voyez ainsi simultanément le jeu de Jimi Hendrix, Mitch Mitchell et Bily Cox. Pour l'anecdote, Hendrix commence le concert avec une version de l'hymne anglais "God Save The Queen", mais cette interprétation n'est pas restée dans les mémoires contrairement à l'hymne américain joué par Hendrix lors du concert de Woodstock. Le point fort du concert est une version de 12 minutes de Red House.